profession : femme cheffe d'orchestre 28/03/2010

Dans ma chronique du 13.12.2009, j’avais été assez impressionné par Madame Tania Leon cheffe d’orchestre.
Je me suis posé la question : les femmes qui dirigent un orchestre sont elles des exceptions ? Je serais tenté de répondre oui.
Il me serait plus facile de citer une douzaine de femmes pianistes ou violonistes que deux cheffes d’orchestres.
Je vois deux raisons , mais en cherchant un peu, vous en découvrirez bien d’autres.
Quelqu’un a dit: plus il y a de gloire, de pouvoir et d’argent, moins il y a de femmes.
Peut-être est-ce un début d’explication ?
Un orchestre ne fonctionne pas s’il ne se dégage pas de celui qui le dirige une certaine autorité et un dialogue avec les musiciens.
Est-ce à dire que les femmes qui osent descendre dans la « fosse aux lions « ont plus de peine à s’imposer face à des musiciens qui font preuve d’un certain sexisme à leur égard.
Une petite recherche m’a permis de découvrir que contrairement à ce que je pensais, beaucoup de femmes ont dirigé des orchestres de grande renommée et cela ne date pas de hier.

En 1938 Antonia Brico a été la première femme à diriger l'Orchestre Philharmonique de New York.
C’était aussi une pianiste renommée qui a fait une carrière exceptionnelle à la tête des orchestres prestigieux comme l'Orchestre Philharmonique de Berlin, d’Helsinki, de Denver.
Plus proche de nous, on peut citer quelques femmes cheffes d’orchestres connues comme Claire Gibault, Julia Jones, Simone Young, Marin Alsop.
J’ai choisi de vous en faire découvrir trois autres.Elles sont jeunes et belles, mais demeurent quand même des exceptions dans cette profession.
Graziella Contratto Je l’ai « découverte « à Montreux ; elle faisait partie du jury lors d’un concours de brass band. On lui avait confié la direction du concert de clôture. Je me demandais bien comment une cheffe d’orchestre de formation classique allait s’en tirer dans un exercice aussi périlleux. J’ai été absolument impressionné par sa prestation. Son parcours est élogieux: elle a été l’assistante musicale de Claudio Abbado, elle a tenu entre autre, la baguette à la tête de l’orchestre de la Tonhalle de Zuerich, de l’orchestre des Pays de Savoie, du Berner Symphonieorchester. Plus récemment, elle a dirigé la Traviata de Verdi au festival d’Opéra d’Avenches.

Je me dois de commencer par une suissesse et je crois bien qu’elle est baloise.
Andréa Vela :

Andrea Vela est née à Quito en Equateur. Elle a étudié le violon, puis s’est tournée vers la conduite d’orchestre .
Elle a été formée dans les meilleurs conservatoires de musique notamment en Maryland USA et à Shanghai Chine ou elle obtiendra un Master. C’est la plus jeune cheffe qu’aie eu l’Orchestre Symphonique National d’Equateur.
Pour terminer, voici ma préférée : Sung Shi Yeon

Cette jeune coréenne a été à la tête de formations américaines aussi prestigieuses que l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles et l’Orchestre symphonique de Boston.
Elle est reconnue comme étant actuellement l’une des meilleures cheffes d’orchestres des scènes internationales. Shi-Yeon a dirigé l'Orchestre de Philharmonie de Séoul au début de sa carrière et fut particulièrement remarquée à l'Opéra de Stockholm.
Pour terminer faisons sourire ces jeunes et ravissantes dames qui dirigent des orchestres symphoniques avec ce petit clip d’un chef non moins séduisant…
Commentaires
Pierre d'o - Question de recul... - 28/03/2010
Je conviendrais volontiers que les femmes nous soient supérieures si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales... Et ce n'est pas de moi (Guitry). Pour ma part, la distance qui sépare les femmes du pouvoir est totalement conventionnelle....parole d'homme-objet !
Rouge à gauche, mon cousin !