30/05/2009

Petit dépaysement lyrique avec la Périchole de Jacques Offenbach
à la salle des fêtes du Lignon ( 8.5.09).
Disons d’emblée que cette scène ne se prête guère à ce genre de style de spectacle, ceci malgré les efforts louables déployés par le metteur en scène.
En tournée dans quelques villes de Suisse, l ‘Orchestre symphonique et le chœur du Théâtre de Bienne assument la partie musicale.
Le rôle de la Périchole est tenu par Violetta Radomirska et celui de Piquillo par Valery Tsarev.
Les autres comédiens chanteurs sont originaire de différents pays ce qui immanquablement conduit à un manque d’homogénéité et surtout toute la troupe est un peu à la peine dans la langue de Molière.
Dommage car outre ces deux points négatifs, ces artistes font preuve de qualités vocales et scéniques tout à fait remarquables.
Un jeune et talentueux chef d’orchestre dirige la troupe de manière dynamique
.
Dans l’ensemble, bonne soirée pour le dernier carré des gens de mon âge qui apprécient
l’opérette, dont Offenbach en reste le maitre incontesté.
Petit rappel de sa vie :
Jacques Offenbach est né en Allemagne en 1819.
Son père, Isaac Judas Eberst, est cantor de la synagogue de Cologne.
Originaire d'Offenbach près de Francfort, celui-ci adopte le patronyme d'Offenbach.
Il fait suivre à son fils des études musicales de violoncelle au Conservatoire de Paris.
Indiscipliné, il quitte l'établissement au bout d'un an pour rejoindre l'orchestre de l'Opéra-comique, puis devient directeur musical de la Comédie Française.
En 1855, il crée son propre théâtre, les Bouffes-Parisiennes afin qu'y soient exécutées ses propres œuvres. Il travaille entre autre avec les librettistes H-Meilhac et L.Halévy.
Émule de Rossini et de Mozart, il est le créateur de l'opéra-bouffe, que l'on confondit par la suite avec l’opérette, genre dans lequel il excelle.
Parmi la centaine d'œuvres qu'il compose en 40 ans d'activité, plusieurs sont devenues des classiques du répertoire lyrique, d’Orphée aux Enfers, aux Contes d’Hoffmann, en passant par la Grande Duchesse de Gérolstein, la Belle Hélène , la Vie parisienne.
Il meurt le 5 octobre 1880 à 61 ans des suites de la goutte. Il sera enterré au cimetière de Montmartre.
D’après la pièce de Mérimée, le Carrosse du Saint Sacrement, la Périchole aurait réellement existé.
Elle se nommait Micaela Villegas et vivait au XVIIIe siècle. Elle avait sans doute un caractère impossible.
Un jour qu'elle avait été impertinente avec le vice-roi du Pérou, ce dernier l'aurait traité de "Perra chola" (chienne d'indigène), expression qui serait à l'origine de son surnom
Terminons en musique par ce court extrait connu que plusieurs d’entre vont pouvoir chanter :
« il grandira car il est espagnol … «
Et avec également le final du 1er acte , plein de gaité