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Mercredi 08 septembre 2010

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Est-ce la fin du capitalisme ? 21/02/2009

Est-ce la fin du capitalisme ?

 

Thomas Jefferson 1802

" Je  pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses  pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat.

 Si  le peuple américain permet un jour que des banques privées  contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutionsqui fleuriront autour des banques  priveront les gens  de  toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par  la récession,jusqu’au jour où  leurs  enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la  terre que leurs parents ont  conquis."

                                      

 

200 ans après cela me parait d’une cruelle actualité.

Cela accrédite la thèse que je préfère en la matière : celle de l'économiste russe Kondradieff ( 1892-1938 ).

 A savoir que notre monde obéit à des grands cycles (voir ma chronique du 2.2.2008 ),  dont celui du capitalisme qui a pris naissance au début du 16ème siècle.

De manière simplifiée disons qu’il se caractérise par :

Phase a : le produit est généré par la production industrielle et commerciale.

Phase b : le capitalisme doit pour continuer de générer des profits, financer des projets d’avenir et spéculer sur les finances.

Phase c : la fin de ce cycle est caractérisée par le chômage, l’endettement généralisé des Etats des particuliers, les faillites et la déflation. 

Pour mémoire, il faut aussi citer Schumpeter, ce brillant économiste ( 1883-1850 ) qui affirmait que : « Le capitalisme ne peut pas survivre à long terme «  et croyez moi ce n’était pas un homme de gauche.

Le capitalisme est omnivore, tant qu’il peut «  bouffer «  il le fera, mais quand il n’y a plus rien à se mettre sous la dent, après avoir inventé des profits imaginaires ( produits dérivés ),  laisser se développer le crédit de manière inconsidérée ( cartes de crédit – crédit immobilier / subprimes ) et  permettre aux banques d’outrepasser les limites d’une gestion contenue, il aura signe son arrêt de mort.

Je me demande même si nous ne sommes pas à l’aube de la fin du capitalisme ?

 

             

La situation devient chaotique, ingérable et ce n’est pas les milliards que les gouvernements injectent qui vont y changer grand-chose.

Bien au contraire. Il faudra bien un jour ou l’autre rembourser ces dettes.

Qui va payer ? nous les contribuables, cas échéant, les générations futures…. si elles le peuvent.

 Pour le moment, les caisses sont vides, les  dirigeants ne peuvent se contenter que de paroles et promesses impossibles à tenir.

Certes, le capitalisme est le système qui a su produire, de façon extraordinaire et remarquable, le plus de biens et de richesses.Mais il faut aussi regarder la somme des pertes pour l'environnement, causant des inégalités ainsi qu’un accroissement inquiétant de la pauvreté dans le monde et une augmentation de la violence urbaine.

 Les conflits qui vont en résulter ne seront pas principalement axés non pas sur ce qu’on pourra sauver de ce système, mais par  quoi le remplacer.

Quant à l’Europe telle qu’on l’imaginait, elle est encore en construction et on est loin de lui voir des signes d’unité qui lui serait bien nécessaire en cette période crise.

Comment éviter que les Etats ne fassent pas du protectionnisme, et réussissent à distribuer des milliards d’euros sans engendrer des conflits sociaux ?  Dans ce contexte, il est gros à parier que l’on verra se former des mouvements révolutionnaires anticapitalistes.

A l’extrême gauche, Mr Besancenot a bien compris l’opportunité de  créer son  NPA (  Nouveau Parti Anticapitaliste )

Il est à craindre que tout cela prenne une autre tournure, dont le gouvernement français aura grand peine à contenir.

( Voyez ce qui se passe en Guadeloupe et qui nous dit que cela n’arrivera pas en Europe ? )

 

                             

 

Dans un discours prononcé récemment à Toulon le président Sarkozy annonçait : «  la fin du capitalisme et la poursuite de sa politique « 

Il s’en est pris durement au système capitalisme qui mériterait d’être régulé.

   Il affirmait quelques instants après, que la France devait accélérer le train des réformes libérales.

   Une de ses ambiguités dont il a le secret : comprendront ceux qui le pourront !

                                               

Dans une de mes prochaines chroniques, je tenterai d’imaginer l’émergence de nouvelles solutions qui pourraient se mettre en place.

On n’a pas fini de rire ( jaune )  croyez moi !  

 

                                            JCE/ 20.2.2009

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