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Jeudi 09 septembre 2010

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théâtre le Poche : le répétiteur 10/02/2009

théâtre le Poche  : le répétiteur

Cela faisait déjà bien longtemps que je ne m’étais pas rendu dans cet adorable petit  théâtre.

Détail  insolite et inédit : 4 tables sont placées juste devant la scène. Quelques spectateurs privilégiés se voient offrir le champagne…..pendant le spectacle.

 Du jamais vu !

                      

Que dire de cette pièce : le répétiteur ?

Le texte et la mise en scène sont signés de Françoise Courvoisier.

On sent le professionnalisme et le métier de l’auteur. 

J’ai bien aimé le  texte.

Mais c’est surtout le thème que l’on va retenir. C'est l'histoire d'un musicien frustré de ne pouvoir être le pianiste de concert qu’il rêve et qui se  voit contraint de faire répéter des chanteurs de deuxième catégorie, y compris sa diva de mère.

Que tout cela est bien  imaginé avec des passages d’une cruelle réalité, mais aussi plein d’humour.

 

 Excellente utilisation de la scène tournante découpée en trois parties.

Cette astuce permettant d’opérer des changements de décors à vue.

Les décors sont un peu trop sobres. Est-ce voulu ou un manque de moyens ?

Le bandeau lumineux  placé presque dans les cintres et affichant les arcanes du Tarot étaient de  mon avis inutile. En fait je ne l’ai vu qu’en fin de spectacle.

 

Le rôle principal du répétiteur a été interprété avec beaucoup de maitrise par Pietro Musillo.

Il a su nous faire partager ses états d’âmes, de révolte, de dépit, de frustration.

Les mélomanes ont aussi pu apprécier  ce comédien, doublé de qualité pianistique dans des extraits de Beethoven, Messiaen et Mahler.

Je ne sais pas qui a signé ces grands morceaux de piano où le répétiteur se défoule complètement, mais j’ai apprécié cette vigueur déployée dans son exécution.

  

Dans le rôle d’Eva,  la mère du répétiteur, Patricia Ide  s’est  acquitté avec brio d’un rôle périlleux d’une femme partagée avec  entre ses activités lyriques, son fils et son amant..

Elle m’a semblée trop jeune pour l’emploi et la partie chantée n’était visiblement pas sa tasse de thé.

 

Rôle parfaitement maitrisé de Charlie, un travelo,  par Antony Mettler qui a su parodier Françoise Hardy, provoquant souvent  l’hilarité dans la salle.

                                      

Troupe peu homogène comportant de grosses disparités et par moment m’a paru manquer de rythme…, mais peut-être était-ce voulu ?

  Lors du final, sur le plan purement musical,  je me dois de mentionner, l’excellente interprétation d'un extrait de Schubert par un jeune chanteur ( Gabriel Courvoisier )

                     

Excellente soirée, pièce de théâtre à voir.

Malheureusement , mes chers lecteurs, c'était la dernière représentation. Dommage !

JCE/ 10.2.2009

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