On peut aussi en rire.....des subprimes ! 06/11/2008

Pour une fois, sur le thème gravissement grave ( pléonasme ? ) des subprimes, laissons nous aller à traiter ce sujet sur un mode plus drôle.
Mais préalablement et avant d’en rire ( jaune ) petit rappel sur le fonctionnement de la banque centrale américaine ( FED ) qui pour développer l’économie n’a rien trouvé de mieux que d’encourager de modestes citoyens à devenir propriétaires, moyennant des prêts à surprimes dits subprimes. Le principe consiste à fixer au début un taux d’intérêts bas, mais qui est variable et peut atteindre jusqu’à 18% au bout de 3 ans.
La grande particularité de ces taux dépendent de la valeur du bien immobilier : plus la maison a de la valeur plus le taux est bas. Inversement quand la maison perd de la valeur le taux grimpe.
On connaît la suite avec l’effondrement du marché de l’immobilier américain.
Je cède donc ma place et ma plume à mon ami Michel C. qui m'a fait parvenir cet excellent article vous expliquant le mécanisme des subprimes. Une vraie régalade !
Je crois que je viens de comprendre (un p'tit peu) le crise bancaire. Vous êtes nombreux à me demander des explications sur les subprimes
Alors voilà,
Mme. Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas de
Calais. Pour augmenter ses ventes, elle
décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de
longue durée. Vu qu'elle vend à crédit,
Mme. Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut
augmenter un peu les prix de base du "calva" et du ballon de rouge.
Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme Ginette, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.
Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c.à.d., les ardoises des ivrognes de Mme. Ginette).
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays.
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes.
La buvette de Mme. Ginette fait faillite.
Et le monde entier l'a dans le cul....
Sur le même sujet, poursuivons avec ce clip de Canal+, pas mal non plus.
Sachant notre besoin de manger régulièrement des fruits et légumes, Il y a aussi, ce pamphlet qui m'est parvenu récemment :
Vos comptes, c'est la fin des haricots.
L'oseille n'a plus la cote.
Vos placements ont fait chou blanc.
Dans quelques jours, vous n'aurez plus un radis.
Si je comprends bien, je n'ai plus de poire pour la soif,
Plus de cerise sur le gâteau.
Mes économies sont mi-figue, mi-raisin,
En plus je ne peux pas ramener ma fraise.
Toutes ces années de labeur, pour des prunes.
Je suis sorti de la banque en chantant à tue-tête
Le FRIC, c'est CHIC'
Lorsque la bourse baisse, la seule valeur qui résiste c'est ?
Regardez la ligne en vert... étonnant ! et ce n'est pas un montage.
Pour terminer, un petit clin d'oeil fait par J.Lambert